
Des fortifications à vocation défensive
L’enceinte du château est protégée par des remparts hauts d’environ 13 mètres. La porte du châtelet, qui jouxte le donjon, est la fortification la plus importante, car la plus facilement prenable par l’ennemi. Elle se situe au milieu d’une courtine, et est défendue par deux tourelles se terminant en clocheton, et autrefois par un pont levis. Des douves séparaient le mur d’enceinte de la basse-cour. Deux tourelles supplémentaires, bâties aux extrémités des courtines, servaient également à la défense. L’une d’elle s’est effondrée dans les années 50, et l’autre, encore visible, se situe à l’angle de la Cour Bourdelle. Les meurtrières sont assez nombreuses au niveau de la porte, pour que les archers puissent protéger la façade contre une attaque frontale ou un siège.
En savoir plus
En 1990, le célèbre paysagiste du jardin des Tuileries Pascal Cribier crée pour le Donjon de Vez un jardin minimaliste qui revisite l’iconographie médiévale et la tradition du jardin clos. Des quadrilobes végétaux, formes emblématiques du Moyen Age, se mêlent à des bouquets de gaura, évoquant les tapisseries médiévales aux « mille fleurs ». L’organisation de la végétation, axée sur un jeu de niveaux, nous rappelle qu’au Moyen Age la perspective n’a pas encore été conceptualisée : la simulation de celle-ci se fait alors par des variations de volumes et des hauteurs inversées, dans une perspective descendante. Classé « Jardin remarquable » par le ministère de la Culture, il est l’un des rares jardins contemporains à bénéficier de ce label.

Devant vous se dresse une sculpture en bronze réalisée en 1994 par l’artiste français Robert Couturier. Elève d’Aristide Maillol, Robert Couturier réalise des œuvres aux formes pleines, rondes et généreuses. Après la Seconde Guerre Mondiale, l’artiste recherche la suggestion plus que la représentation. Il privilégie la ligne au modelé, autour du thème éternel du nu.

Si vous avez écouté les points précédents, vous aurez sûrement deviné l’auteur de ces sculptures animalières. Il s’agit d’œuvres de François-Xavier Lalanne, qui ici réinterprète le thème des oiseaux en leur donnant une fonction de siège, ce qui paradoxalement les cloue au sol. De nouveau, Lalanne marie les fonctions esthétiques et utilitaires dans son art.

Le donjon accueille une œuvre de l’artiste américain Sol Lewitt, le Drawing Wall, réalisée en 1995 et qui s’étend sur les quatre murs du rez-de-chaussée. Né en 1928, Sol LeWitt a bouleversé la scène artistique des années 60, avec une pratique radicale visant à la réduction des formes et des couleurs à leur plus simple expression. Cette épuration de la forme se traduit par une géométrisation du motif et par une gamme de tons limitée aux seules couleurs primaires. Avec cette œuvre in situ, l’artiste renoue avec la tradition des fresques murales de la Renaissance.

