L’intérieur de la chapelle, entre tradition et modernité | La salle Buren

(Repère G2)
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La salle dite Buren abrite de magnifiques  fonts  baptismaux du XIIIe siècle provenant de la cathédrale de Morcourt-sur-Oise. En face, sont installés deux tombeaux en marbre blanc où gisent Léon Dru et son épouse, anciens propriétaires de Vez. Léon Dru, né en 1836, est un ingénieur à qui l’on doit de nombreux puits artésiens à Paris, en Algérie et en Russie. Il s’agit de puits d’où l’eau jaillit, par forage ou naturellement, et qui ont permis d’apporter de l’eau saine et bon marché à partir de nappes souterraines. A sa mort, Léon Dru laisse à l’Etat un fonds important d’argent qui permet d’acquérir le château d’Azay-le-Rideau, ainsi que deux tableaux de Chardin, actuellement conservés au Musée du Louvre.

Daniel Buren (1968)
Verrières
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En 2005, Daniel Buren intervient sur les deux grandes verrières de la chapelle. L’artiste tente d’inverser la relation qu’entretient l’œuvre avec son lieu d’exposition, en intégrant les caractéristiques du lieu dans l’œuvre elle-même. C’est ce qu’il nomme le travail in situ. Avec cette œuvre, Buren choisit un motif répétitif de bandes verticales alternées. Ce jeu sur les lumières et les lignes offre une perception originale et moderne de la chapelle. Par ailleurs, Buren réalise avec cette œuvre un clin d’œil à l’art du vitrail, qui existe depuis plus de 1000 ans, majoritairement représenté dans les édifices religieux.

Emmanuel Frémiet (1824-1910)
Gisants
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Emmanuel Frémiet, l’auteur des gisants en marbre, est surtout connu pour ses sculptures animalières. Il a notamment réalisé les chevaux et dauphins de la fontaine de l’Observatoire en 1870. Il s’est aussi illustré dans le cadre de commandes d’Etat : on lui doit la première statue équestre de Jeanne d’Arc, érigée Place des Pyramides à Paris, ou encore celle de Saint-Michel terrassant le dragon, sur la pointe du clocher de l’église du Mont-Saint-Michel. Sur la sépulture de Léon Dru, le travail est typiquement médiéval, et on peut noter sa tenue de cosaque, cavalier de l’armée russe, qui rappelle ses nombreux séjours en Russie.

Antoine Bourdelle (1861-1929)
Allégorie
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Cette pièce monumentale en bronze d’Antoine Bourdelle représente la Victoire. On la reconnait à son épée. Elle a été créée, comme les Allégories exposées à l’extérieur, pour la statue équestre du général Alvear à Buenos Aires. Cette statue a pour origine la commémoration en 1910 du centenaire de la République argentine, par l’hommage à l’un de ses héros de l’indépendance. Le général Carlos Maria de Alvear, mort en 1852, fut en effet un des acteurs de l’émancipation sud-américaine. Sa statue se situe dans la tradition des œuvres de l'antiquité et de la Renaissance, et dans la continuité des sources d’inspiration antiques des créations de Bourdelle.